Lancement imminent · 1 000 box à tarif exceptionnel · Campagne de précommande d'1 mois max ou jusqu'à épuisement · Me prévenir Précommandes ouvertes · 1 000 pièces numérotées · Livraison échelonnée — 1ère box dès la 1ère semaine de production, dernière 4 mois max après le lancement · Voir le détail
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La Rouleuse n'incite à aucune consommation. Elle est conçue dans un cadre légal d'artisanat de précision pour la réalisation de cônes botaniques.
Silhouette de ma première imprimante 3D, une mini fermée
Noël 2021La découverte
Silhouette de ma deuxième imprimante 3D, à portique ouvert
Noël 2023La taille au-dessus
Silhouette de ma troisième imprimante 3D, avec son module multi-bobines — la Rouleuse sur le plateau
Août 2025La couleur
Silhouette de l'atelier rêvé : des imprimantes en série dans un atelier de maison, et un point d'interrogation
DemainMon atelier de rêve ?

La passionLes connaissances

La machine grandit — la passion et les connaissances aussi.

L'histoire

Une histoire de Noëls (ou presque)

Comment une imprimante 3D glissée sous le sapin m’a mené — sans prévenir — jusqu’à ma propre invention.

Noël 2021
La découverte de la 3D
2022–2024
Apprendre, puis modéliser
Noël 2024
La blague qui devient une idée
5 janv. 2025
Les premiers dessins de l’invention
8 août 2025
Une imprimante 3D multicouleur
7 janv. 2026
Une invention qui marche
8 févr. 2026
Statut professionnel et brevet
Mars 2026
Un cahier des charges complet
Aujourd’hui
Objectif : 1 000 premiers

Je ne suis pas grand fan de raconter ma vie. Mais tout le monde aime une bonne histoire — alors en voici une. Et le meilleur dans tout ça : elle est vraie. Retire un seul de ces éléments, et la Rouleuse n’existe pas.

Je n’ai appris la 3D dans aucune école. La modélisation, l’impression — je les ai apprises seul, tuto après tuto.

Les grandes inventions commencent souvent dans un garage. Celle-ci est née dans mon salon.

Tout est parti d’un cadeau de Noël de ma mère, et d’une blague de mon père trois ans plus tard, un autre Noël. Entre les deux : une passion qui n’a fait que grandir, plus d’un an d’essais acharnés, et le jour où des dizaines de pièces se sont enfin accordées dans la bonne combinaison. Mon invention fonctionnait.

Voici cette histoire. Sans rien arranger.

— Mathieu, inventeur de La Batte, à Troyes.

1 · Le début d'une passion

Une passion qui grandit

Avant l'invention, il y a eu le cadeau qui a tout déclenché.

Noël 2021

Une mère qui connaît (très) bien son fils

Tout commence avec ma mère. À Noël 2021, elle me glisse : « J'ai ton cadeau, viens. » Je découvre une imprimante 3D — et surtout, je découvre un monde nouveau. La 3D, j'en avais entendu parler, je m'y étais intéressé de loin ; mais pour moi, ça restait réservé aux usines et aux écoles, jamais le genre de machine qui entre chez un particulier. Découvrir que ça pouvait tenir dans mon salon, ça a tout changé. Le modèle, lui, était minuscule : il n'imprimait que de petits volumes, 10 cm maximum. Et pourtant, même petit, c'était déjà immense pour moi. On était tous à mille lieues d’imaginer ce que ma mère venait de déclencher.

Coup de foudre immédiat. Le même frisson que mon premier ordinateur, mon premier smartphone. J’ai toujours aimé l’informatique, la technologie, le fait de créer — mais là, pour la première fois, je voyais un fichier de mon PC devenir un objet réel que je pouvais tenir dans la main. Le regarder se construire couche après couche, comme s’il sortait doucement de terre… cette sensation ne m’a plus jamais quitté. Elle me fait encore le même effet aujourd’hui.

2022 – 2023

Deux ans à comprendre, à assimiler

Pendant près de deux ans, je n'ai rien fait d'autre que comprendre comment cette machine pensait. J'imprimais des fichiers trouvés sur internet, sans jamais oser ouvrir un logiciel de modélisation — je voulais d'abord tout assimiler : les températures, les vitesses, les supports, les filaments, les limites. Et honnêtement, je trouvais déjà mon bonheur dans ce tout petit volume. Quand une pièce était trop grande pour ma machine, j'ai appris à la découper en morceaux, puis à la réassembler — une vraie petite gymnastique, mais ça passait.

Depuis ce Noël-là, toute ma famille avait compris où j’en étais : tous mes cadeaux tournaient autour de la 3D — filaments, accessoires, outils. Même les réseaux l’avaient compris avant moi : dès que j’ouvrais une appli, je ne voyais plus que ça.

Et je commençais à repérer des modèles, des pièces qui demandaient bien plus que ce que ma petite machine savait faire — les caractéristiques techniques qui me manquaient, un vrai cran au-dessus. Je restais un amateur — je le suis encore —, et si cette première imprimante m’avait permis de faire mes armes, j’avais l’impression qu’elle avait atteint ses limites par rapport à ce que j’envisageais. Car, malgré tout, je savais déjà où je voulais aller.

Noël 2023

Le palier — et la passion qui coûte

À ce stade, la 3D me prenait beaucoup — de temps, mais aussi d’argent. Filaments, accessoires, pièces de rechange : ça coûte. Sans m’en rendre compte, j’avais commencé à chercher comment amortir le coup, comment cette passion pourrait un jour se financer elle-même. J’ai tâté le terrain avec l’idée de vendre des fichiers existants — des lampes 3D dessinées par d’autres, à recompiler et proposer — mais ça me laissait tiède : ni l’ambition ni le peps n’y étaient. La graine était plantée : il fallait que je trouve mon produit.

Et à Noël 2023, je me suis offert moi-même une machine bien plus grande. Fini de tout découper en puzzle : je pouvais enfin imprimer des pièces entières. Pour moi, c’était un vrai cap : le volume était décuplé, et le champ des possibles avec.

Et puis un jour, comme tant d’autres — encore une vidéo 3D dans mon fil — je tombe sur un homme qui vend de petites étagères de présentation pour mangas. À monter soi-même, une vingtaine d’euros pièce. Derrière lui, un petit parc de machines : exactement celles dont je rêvais. Son invention n’avait rien de compliqué — l’idée était simple et maligne, et les affaires semblaient bien marcher. Et là, quelque chose s’est précisé : « S’il y arrive avec une idée aussi simple… alors moi aussi, je peux inventer quelque chose. » Cette phrase ne m’a plus quitté.

Juin 2024

Les premiers dessins

En juin 2024, je franchis le pas : j’installe Fusion 360, j’enchaîne les tutos, et je me mets à dessiner mes propres pièces — au lieu de me contenter de celles des autres. Les premiers dessins étaient modestes : quelques équerres, des supports pour mes outils, puis un support mural pour mon aspirateur taillé sur mesure grâce à mon premier pied à coulisse — un outil que je ne quitte plus. Mais c’est là que j’ai appris à transformer une idée en plan, et un plan en objet bien à moi.

Sans le savoir, j’apprenais exactement ce qui allait tout rendre possible. À ce moment-là, j’avais transformé mon dressing en atelier : tout était prêt, mes outils aussi. Il ne manquait plus qu’une chose — un défi à leur hauteur. Il n’allait pas tarder.

« Les premières pièces. »

Photos : Support Archives / Petites Pièces (IMG_7554 → IMG_7558) · vidéo en option (boucle muette)

2 · Le déclic

L'invention

Là où tout bascule : d'une simple blague de famille à la première pièce parfaite.

Noël 2024

« Mathieu, tu sais ce qu'il faudrait inventer ? »

Avant de te raconter cette soirée-là, un mot sur mon père. Cette phrase — « tu sais ce qu’il faudrait inventer ? » —, je l’ai entendue des centaines de fois. C’est tout lui : toujours en mode défi, mi-sérieux mi-blagueur, avec des idées tantôt brillantes, tantôt délicieusement farfelues. Un jour, il m’a juré qu’il fabriquerait un solarium portatif — alors qu’il vivait à Marseille, la ville la plus ensoleillée d’Europe. Tu vois le personnage. Mais derrière les blagues, sa vivacité d’esprit m’a toujours inspiré. Cette invention — la Rouleuse — est née en grande partie de ses défis. Elle est aussi la sienne, à sa manière.

Maintenant, la scène.

Noël 2024, un de ces moments de famille où l’on est tous réunis. Les cadeaux ouverts, les enfants couchés, je m’appliquais à la réalisation d’une batte — la fameuse King Size. Mon père m’observe, puis me lance, mi-sérieux mi-blagueur, en désignant la batte :

« Mathieu, tu sais ce qu'il faudrait inventer avec ta machine 3D ? Une machine pour faire ça. »

Tout le monde a ri, moi le premier. La soirée s’est terminée — chez ma grand-mère, à Noël, on dort tous sur place — et cette phrase aurait pu rejoindre les souvenirs joyeux de la soirée.

Mais l'idée, elle, n'est jamais repartie. Elle a passé la porte avec moi, et ne m'a plus lâché.

5 janvier 2025

Le premier dessin

Deux semaines plus tard, je m'y mettais pour de bon. Le dimanche 5 janvier 2025 — la date est gravée noir sur blanc dans l'archivage de mon ordinateur — je dessinais le tout premier plan de ma machine. Rien de spectaculaire à l'écran ce soir-là ; pourtant, c'est là que tout a vraiment commencé.

Jusque-là, j'avais appris à dessiner des pièces statiques — un premier palier, déjà. Mais cette invention me poussait sur un terrain inconnu : créer des pièces qui réagissent entre elles. La machine a été un outil d'apprentissage parfait pour ça. La toute première chose que j'ai inventée, c'est l'engrenage central — celui que j'appelle l'engrenage soleil, avec ses six petits engrenages tout autour. J’y ai appris le comportement des volumes et des matières, leur déplacement, la répartition des forces. À cette étape, j'étais encore sur des tiges droites, pas du tout coniques : on était loin du résultat final.

Pendant mes trois années de 3D, j’avais touché à tout — des objets utiles, d’autres décoratifs, des fantaisies — toujours pour moi et mes proches, pour le plaisir de leur faire plaisir avec cette imprimante. Mais depuis ces premiers dessins, je n’ai plus jamais imprimé que des éléments liés à mon invention. Avec une seule imprimante et un nombre d’essais considérable, je m’organise pour qu’elle tourne quasiment 24 h/24 : j’optimise au maximum. Elle réclame en plus une demi-journée d’entretien tous les trois jours environ — contraignant, mais indispensable pour tenir la cadence et appliquer ma méthode, les essais successifs : dessiner, imprimer, filmer, observer, corriger, recommencer, encore et encore. Sur mon temps libre, le soir après le travail, parfois jusqu’à des heures déraisonnables.

8 août 2025 · 40 ans

Un cadeau pour mes 40 ans

Le 8 août 2025, pour mes 40 ans, ma famille m’a offert une imprimante beaucoup plus complète : capable de se calibrer toute seule, et surtout de gérer plusieurs couleurs en même temps. À ce moment-là, je cherchais encore la bonne combinaison de pièces ; la couleur et l’esthétique des box et des Rouleuses, elles, viendraient plus tard. Mais ce jour-là, sans le savoir, ils venaient de m’ouvrir un palier que je n’aurais jamais atteint sans cet équipement.

Un tournant

Le coup du sort qui devient une chance

Et puis ma vie professionnelle a pris un virage que je n'avais pas choisi. Sur le moment, je ne vais pas mentir, ce changement de cap n'avait rien d'évident. Mais avec le recul, je le dis sans hésiter : c'est l'une des meilleures choses qui me soient arrivées.

D’un seul coup, j’avais le temps. Le vrai. Celui qu’il fallait pour m’investir à 100 % dans ma création. Et surtout, cette parenthèse m’a fait comprendre une chose toute simple : je ne voulais plus amortir les coûts de la 3D — je voulais en faire mon métier.

La clé de voûte

L’angle, et le coin

La touche qui a tout fait s'emboîter, je ne l'ai pas trouvée sur l'écran. Je l'ai trouvée en me filmant.

Ça me rendait fou : j’avais l’impression de refaire exactement les mêmes gestes — positionnement, volume, taille, largeur, tassement, je pensais maîtriser toutes les variables — et le résultat n’était jamais tout à fait le même. Alors, à la manière d’un scientifique, je me suis mis à filmer mes essais. Et c’est en regardant l’une de ces vidéos image par image que j’ai compris : j’inclinais très légèrement la main, toujours selon le même petit angle, au moment de pincer l’embout — sans même y penser. Cet angle de rien du tout, c’était toute la différence. Le geste naturel, en somme : on n’attaque jamais bien droit, on incline un peu, et on commence en pinçant un coin du support avec l’embout.

Restait à confier ça à la machine plutôt qu’à ma main : c’est devenu la languette — une façon simple, pour celui qui utilise la Rouleuse, de donner le bon angle sans y penser. C’est elle qui fait tout s’emboîter. Mais que personne ne s’y trompe : chaque pièce compte autant que les autres. Aucune n’est là pour décorer. Il suffirait d’en retirer une pour que plus rien ne fonctionne.

7 janvier 2026

La machine parfaite

Le mercredi 7 janvier 2026 — presque un an jour pour jour après ce premier dessin — j’ai enfin réussi mes premières battes parfaites, toutes identiques, dix fois de suite. Et c’est exactement ça qui compte : pas une réussite isolée, mais la combinaison juste de toutes les pièces qui fonctionne de la même manière à chaque fois.

C’est l’exigence que je m’étais imposée dès le départ : non pas réussir une fois par chance, mais obtenir exactement le même résultat dix fois de suite — mêmes quantités, mêmes proportions, même régularité. C’est ça qui transforme une invention approximative en une vraie technologie, mathématique et reproductible. Et ce résultat, il ne dépend pas d’une pièce parfaite. C’est la combinaison d’un ensemble.

Cette dixième batte parfaite sortie identique aux autres, je l’ai gardée précieusement, comme une relique, dans un petit étui bleu ciel — lui-même une relique, l’un de mes tout premiers exemplaires de batte de rangement. Depuis, les deux ne se quittent plus. C’est un peu mon talisman.

Toutes les pièces gardées précieusement en archive
La relique

« Tout ce qui a raté m'a servi. »

Photos : Support Archives / Tiges (IMG_7541 → IMG_7551) · option « Coupe Support » (IMG_7564 → IMG_7568) · vidéos en boucle muette

3 · L'aboutissement

De l'invention au produit

Reste le plus dur : faire évoluer une création artisanale de salon vers un produit fiable, reproductible et prêt à être commercialisé.

8 février 2026

Le passage à l'entreprise

Cette première machine parfaite méritait mieux que de rester sur mon bureau. Le 8 février 2026, j’ai sauté le pas et créé mon statut d’auto-entrepreneur, avec tout ce que ça implique : le coffret, le cahier des charges, les testeurs…

Et derrière tout ça, une exigence qui me trotte dans la tête depuis le début : un produit digne d’une qualité d’usine, avec les contraintes d’une imprimante 3D grand public. Ma machine actuelle est très bonne — mais elle aussi atteint ses limites face à mon nouveau niveau d’exigence. C’est précisément l’enjeu de cette campagne : passer sur des machines professionnelles pour atteindre le niveau de finition que je vise.

Les coulisses de l’entreprise

Pour avancer, j’ai dû faire quelque chose que je n’avais jamais fait : arrêter de bricoler, et tout mettre à plat. J’ai rempli des tableaux, chronométré mes temps d’impression et de montage, calculé le coût de chaque pièce, comparé à ce qui existait déjà. Petit à petit, un modèle économique a émergé — avec une contrainte simple : de 30 à 36 heures d’impression non-stop selon la box, plus 3 à 5 heures de préparation et de montage. À moins de la vendre bien plus de 100 €, ça ne tenait pas.

J’ai donc refait mes calculs jusqu’à trouver le bon équilibre, avec un seul objectif : que chaque vente finance mon futur atelier de production. C’est de là qu’ont émergé les trois tarifs hors lancement : 39, 54 et 69 €. Ces chiffres ne sortent pas d’un chapeau : il y a un vrai travail et des heures pour préparer et monter chaque pièce. Je te le promets.

Et derrière ces chiffres, une question a surgi : comment communiquer pour ce lancement, avec un produit comme le mien ? Sans le savoir, j’étais au pied d’une montagne. Vu le type d’usage qu’on associe spontanément à ce genre de machine, je me retrouvais face à une liste entière de choses à ne pas faire, à ne pas montrer, à ne pas dire. J’avais tout calculé… sauf les contraintes de communication. Et là, j’ai dû revoir ma copie.

J’ai tout envisagé : vendre à la pièce sur des plateformes comme Etsy, passer par des sites déjà en place, lancer une campagne de financement ailleurs. À chaque fois, le même problème revenait : avec le produit que je proposais, le cadre n’était jamais vraiment le bon. Alors j’ai décidé de prendre les choses en main et de créer mon propre site, avec mes mots, mes images, mes limites. En parallèle, je commençais à monter une équipe de testeurs. Parce qu’à un moment, il faut bien admettre que son propre regard a ses limites. Tout ce qui avait été fait jusque-là venait de moi, avec les conseils de ma sœur — deux points de vue, c’est déjà bien, mais c’est loin d’être assez pour valider un produit. Je voulais confronter ma machine à la réalité : de vraies personnes, des profils différents, des avis sans détour.

Dix testeurs

Des retours sans filtre

Au départ, j’avais en tête trois ou quatre personnes — guère plus. Mais en voyant les retours arriver et le projet prendre de l’ampleur, j’ai voulu un maximum d’avis différents. C’est comme ça que je suis arrivé à dix testeurs, moi compris — tous des utilisateurs du quotidien, mais aux profils volontairement très variés : des personnes en situation de handicap, deux professionnels du métier qui connaissent ce type de produit dans leur quotidien, et des profils « normaux » pour valider la simplicité d’usage.

Chacun a reçu une rouleuse, un engrenage, une languette, l’essentiel. En échange, une seule chose : des retours réguliers, sans complaisance. Tout me dire.

Et ils ne s’en sont pas privés — heureusement. Ce sont eux, vraiment, qui ont façonné le produit. Au fil de leurs retours sont nés le poussoir, qui sort le résultat sans le moindre effort, et le Pince-Support ; ayant peur que l’humidificateur crée des polémiques (personnellement, je n’arrive pas toujours à doser l’humidité — je cherche un moyen plus fiable), j’ai songé à le retirer ; ils m’en ont dissuadé. Et comme ils mettaient la mécanique à rude épreuve — c’était le but —, ils m’ont fait casser quantité de pièces, que j’ai aussitôt renforcées. Résultat : tout est désormais solide.

La seule pièce qui reste un peu fragile, ce sont les petites vis. C’est pourquoi chaque Rouleuse part avec un jeu de six vis de rechange en plus, dans la boîte. Pour que jamais une casse ne t’arrête.

Et puis il y a leurs styles, tous différents : aujourd’hui, certains ne font plus que des battes parfaites, d’autres jamais — chacun le sien, la machine s’adapte aux deux. Même moi, après vingt ans de pratique, je n’ai jamais atteint à la main cette régularité-là ; les pros du top 1 % y arrivent peut-être. Et là où le plus habile doit encore attendre d’avoir les mains sèches, ici le problème n’existe pas : pas d’humidité, pas de tremblement, pas de fatigue.

Cahier des charges

En deux mots

À force d'écouter ces retours, mon cahier des charges s'est resserré, presque tout seul, autour de deux exigences auxquelles je refuse de renoncer :

Un résultat fiable

Le même résultat, encore et encore. Pour peu qu'on s'applique un instant, c'est propre, net, régulier.

La simplicité

Accessible à tout profil, sans accompagnement. La preuve : à chaque fois que j’ai mis la machine dans les mains de quelqu’un, sans la moindre démonstration, en lui demandant comment il s’en servirait, dans 100 % des cas il plaçait le support au centre, bien droit, l’embout au bon endroit — mais toujours droit. Sans mode d’emploi, ça ne marche pas ; il suffit de suivre une petite règle de décalage et d’angle, et c’est réglé. Un peu contre-intuitif au début — c’est normal de se louper le temps de prendre le coup. Le Kit d’apprentissage offert (4 m de support) est là exactement pour ça : le droit de rater, sans gâcher.

Le garde-fou

L'une de mes sœurs, et la naissance des box

Au départ, mon idée était toute simple : vendre la Rouleuse Originale dans une simple boîte sans chichis, et basta. Mais l’une de mes sœurs — mon garde-fou, celle qui sait me ramener sur terre quand je m’emballe — m’a arrêté tout de suite : « Ton invention mérite mieux qu’une boîte ordinaire. Et tu sais bien faire de la 3D : fais-en un vrai coffret. » Elle avait raison. Et puis je me suis emballé : je me suis mis à dessiner un coffret complet, où l’on pourrait tout ranger, qui serait dépliable, manipulable, modulable, avec de la couleur, un logo ; j’ai exploité les capacités de l’imprimante au maximum. J’ai voulu faire un objet un peu Transformers — qui accompagne chaque étape d’une préparation. J’apprenais à créer des pièces qui s’emboîtent tout en apportant une vraie utilité. Joindre l’utile à l’agréable. C’est comme ça qu’est née la Box Premium Max.

Lire la suite — la naissance des trois box

Ma sœur m’a de nouveau ramené à la raison — « plus compact, plus simple » — et de là sont nées la Box Premium, compacte, et la Box Originale, plus simple (et accessible).

Restait une évidence qui me tenait à cœur. « La Batte » est le nom même de l’invention : il était hors de question qu’une seule de mes box en soit privée. J’ai donc tenu à glisser une batte dans chacune d’elles ; ce n’était pas prévu dans les Box Premium et Originale, mais j’ai réussi à les caler dans le coffret — sans toucher au prix que j’avais fixé. C’est ainsi que la Box Originale est sortie à son tarif de lancement de 29 €, avec, en prime, tous les accessoires.

Au fond, elle avait mis le doigt sur l’essentiel : ce n’est plus une Rouleuse dans une boîte. C’est — avec un peu de prétention — un bijou dans un bel écrin.

Aujourd'hui

Penser comme un industriel, fabriquer comme un artisan

Aujourd’hui, je fabrique chaque commande chez moi, à la main, comme un artisan — mais avec, chevillée au corps, la rigueur d’un industriel. Et si cette aventure atteint son but, je ne resterai pas seul à l’établi : mon père m’a promis de venir me prêter main-forte. Ce serait un beau moment de partage père-fils — logique, au fond, puisque tout est né de sa blague — et l’occasion de lui faire enfin découvrir cette 3D qu’il ne connaît pas encore. Et puis il a été artisan à son compte toute sa vie, passionné de mécanique : tout devrait bien se passer — je crois même que c’est un monde qui va lui plaire.

Mon objectif de lancement est simple : confier cette invention à

1 000
personnes — et livrer dans l'ordre des commandes.

Je sais que c’est beaucoup ; comme je te l’ai dit précédemment, ce chiffre ne sort pas de nulle part. Mais je te fais une promesse : chaque pièce sortira de mes (ou nos) mains avec exactement le même soin que la toute première, celui que je m’impose depuis le début. Je joue gros sur ce produit que je veux mettre entre les mains du grand public ; c’est pour moi le début d’une aventure, et je ne veux surtout pas que ce soit la fin pour une petite erreur.

Le parti pris

Pourquoi je te montre tout

Au départ, mon plan était simple : une démonstration, une rotation, ouvrir — et laisser l’effet faire le reste. L’effet « waouh », et le tour était joué. C’est en chemin que j’ai compris que je ne pourrais pas te la montrer en vrai.

Alors j’ai appris un métier de plus, en deux mois : animer mes modèles en 3D. À défaut de te la tendre, je te la montre sous tous les angles — tu l’ouvres, tu la déballes, tu t’approches au plus près. Si je montre et j’explique autant, c’est pour ça : je préfère trop te donner que pas assez. À toi d’en prendre ce que tu veux.

Le produit abouti.

Photos produit : Support Archives / Premium box + Box Premium Max · n'afficher que des coffrets à jour

Et maintenant ?

L'invention est prête, éprouvée, validée par celles et ceux qui l'ont vraiment utilisée. Mais au fond, ce n'est qu'un premier chapitre : la plus belle partie de l'aventure reste à écrire — et cette fois, c'est avec toi que j'ai envie de l'écrire. J'ai déjà tant d'idées pour la suite.

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